21.10.2011
Stressé au travail ?
Gérer son stress sur le lieu de travail n’est pas chose facile. Les sollicitations sont nombreuses et la pression qui les accompagne prend de plus en plus de place, jusqu’à étouffer toute joie de vivre et de travailler. Comment dès lors faire la part des choses pour se sentir bien dans sa vie professionnelle ?
Le stress est une réaction normale aux stimuli de notre environnement. Il nous permet de réagir vite et bien face à une situation qui le requiert. Pour autant qu’il ne soit pas continu et trop intense, il joue même un rôle de booster qui favorise notre capacité à réagir et à être performant, en activant la production d’hormones spécifiques (comme l’adrénaline ou le cortisol).
Le souci, c’est que la frontière entre stress utile et stress néfaste n’est pas toujours évidente à dessiner. Et surtout, elle est vite franchie ! Quand il devient trop lourd, trop récurrent et qu’il se manifeste au niveau physique, le stress devient rapidement un ennemi sournois qu’il convient de combattre pour éviter qu’il ne bascule en sur-stress, avec son lot de malaises, de maladies et de somatisations diverses. Dans la sphère professionnelle, il devient même une cause évidente d’absence au poste de travail.
Alors, comment pouvons-nous apprendre à gérer ces sensations handicapantes ?
La première chose est d’apprendre à relativiser. N’oubliez pas : vous travaillez mais vous n’êtes pas votre travail. Beaucoup d’entre nous confondent leur identité avec les tâches dont ils sont en charge. Pourtant, les frustrations qui sont les nôtres sont rarement liées à nous en tant que personne. Le monde va-t-il s’arrêter de tourner si le dossier que vous devez terminer prend du retard ? Votre carrière sera-t-elle compromise si vous prenez les temps de manger ailleurs que devant votre PC en dix minutes chrono ? Non ? Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire...
Deuxièmement, pensez à respirer ! Nous sommes en apnée les ¾ du temps. C’est loin d’être idéal. Or, pour fonctionner harmonieusement et bien réagir aux sollicitations extérieures, notre corps a besoin de cet apport en oxygène.
Ensuite, préparez-vous. En balisant votre travail, en apprenant à gérer votre temps et vos priorités, votre contrôle sur votre vie augmentera, de même que votre sentiment de sécurité. Une formation peut être nécessaire. N’hésitez pas à en parler à votre chef d’équipe ou à la direction des ressources humaines.
Enfin, faites-vous du bien. Il y a 1001 manières d’atteindre ce dernier objectif, qu’il s’agisse de boire un bon verre de jus de fruit, de faire une mini sieste, de papoter 5 minutes avec un collègue sympa ou de prendre quelques minutes pour aller respirer à la fenêtre de votre bureau.
Le stress est un symptôme, il nous donne des informations sur la qualité de notre environnement et de nos choix de vie. Dès lors qu’on arrive à écouter ce qu’il nous raconte, il nous devient possible de diminuer cette sacrée pression qui nous empoisonne la vie. Oui, oui, ça fonctionne ! Parole de stressée qui y travaille au quotidien...
00:48
Écrit par Virginie Stevens
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12.10.2011
Quand c’est fini, c’est fini ! – Comment traverser une rupture amoureuse
Le couple est une entité vivante qui naît d’une rencontre, grandit à travers des échanges et finit par mourir par la séparation ou la disparition d’un de ses membres. Il est doté d’une vie propre et s’enrichit au jour le jour de ce que chacun veut y amener. Or parfois, deux personnes qui s’aimaient se séparent, ce qui ne se fait pas sans casse.
Une rupture amoureuse est toujours difficile à passer, pour celui qui est quitté comme pour celui qui part. Il s’agit d’un véritable deuil à vivre qui va se manifester de diverses manières, chargées en émotions souvent très fortes.
Tout commence par un choc : celui de la nouvelle du départ annoncée par celui ou celle qui souhaite mettre fin à la relation. Quand on ne s’attend pas à voir partir son conjoint, ce moment secoue. S’ensuit une période de sidération, on ne comprend pas ce qui nous arrive. La rupture semble être un mauvais rêve face auquel on reste sans voix. Puis vient une phase de marchandage durant laquelle tout est mis en place pour tenter de récupérer celui ou celle qui s’en va. “Je vais changer, je te le promets...”. “Si je perds du poids, si j’arrête de boire, je suis sûr / sûre qu’il ou elle va revenir...”. A ce moment-là, soit la relation peut reprendre (sur des bases souvent plus fragiles...), soit la décision est ferme et il faut maintenant accepter l’inévitable. Il / elle est parti(e) pour de bon !
Prendre conscience de l’irréversibilité de la rupture ouvre la porte à une décharge émotionnelle. Tristesse et colère apparaissent en alternance. Pleurs, sentiment d’être au fond du trou, impression que le soleil ne brillera plus jamais, envie de voir souffrir celui / celle qui a choisi de partir, hypersensibilité... nombreux sont les symptômes qui s’expriment à ce moment-là. Ce n’est qu’une fois que la souffrance a pu être exprimée qu’il devient possible d’accepter la réalité de la rupture et de retrouver la sérénité. C’est la dernière phase du processus de deuil appelée aussi acceptation.
Pour retrouver l’équilibre, il n’y a pas 36 solutions. Il faut pouvoir se laisser glisser dans ses émotions et les vivre complètement. Accepter cette tristesse et cette colère. Ne pas lutter contre elles car elles sont nécessaires, pour autant bien entendu qu’elles ne perdurent pas durant une trop longue période. Il est normal et sain d’être triste et d’avoir l’impression que la vie n’a plus de couleurs. Il est normal de détester celui ou celle qui a osé nous quitter.
Quelques trucs et astuces très pratiques peuvent venir à notre aide au moment de la rupture, pour faire le point sur ce qui l’a motivé et pour éviter que de telles circonstances ne se reproduisent à l’avenir. Il est toujours intéressant de revenir sur l’histoire de la relation, de voir ce qui nous a séduit chez la personne qui partageait notre vie mais aussi sur ses défauts et ce qu’on n’aimait pas chez elle. Si on tombe toujours sur le même profil de conjoint(e), la comparaison entre les différentes relations amoureuses de notre vie est une source d’informations très utile. En identifiant les points communs de ces histoires d’amour, on constate qu’on est souvent attiré(e) par le même type d’hommes ou de femmes. Et qu’ils ou elles ne sont pas toujours les plus adéquats pour trouver le bonheur !
A ce stade, un travail sur soi peut permettre de changer notre programmation de base. Comme on ne choisit pas son amoureux / amoureuse par hasard mais plutôt en fonction de notre histoire personnelle (éducation, transmissions transgénérationnelles, blessures d’enfant...), le fait de se remettre en question et de réparer les blessures qui nous handicapent peut permettre de ne plus choisir le même profil de conjoint(e). Ensuite, en définissant sur papier ce qu’on attend de l’amoureux ou de l’amoureuse idéal(e) – éléments indispensables, critères négociables et critères d’exclusion – , il devient possible de faire un choix beaucoup plus conscient lorsqu’un nouvel amour pointe son nez.
Divers ouvrages existent sur le sujet qui donnent des pistes de réflexion intéressantes. Je vous conseillerais plus particulièrement les suivants :
- Dr Christophe FAURE, “Ensemble mais seuls”
- Paulette KOUFFMAN-SHERMAN, “Ces gens qui cherchent l'âme soeur : S'aimer d'abord pour trouver l'amour
Même si la rupture amoureuse est une période douloureuse à traverser, c’est aussi souvent une formidable opportunité de connaissance de soi. Le jeu en vaut la chandelle.
01:01
Écrit par Virginie Stevens
dans Amour, Deuil, Livres, Psychologie |
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20.07.2011
Un outil de l'analyste transgénérationnel : la ligne du temps
La ligne du temps est une démarche personnelle intéressante car elle permet d’ébaucher une autobiographique temporelle dans laquelle se retrouvent les évènements-clés d’une vie référencés le plus précisément possible. C’est en identifiant ces moments pivots qu’il deviendra possible de mettre en évidence des cycles de vie mais aussi les correspondances datées entre sa propre histoire et celle de ses aïeuls. Entreront alors en jeu des répétitions de dates, d’évènements, de problématiques, d’accidents… structurées sur plusieurs générations qui constitueront autant de pistes d’investigation.
Personnellement, j'aime beaucoup utiliser cet outil. Il a le grand avantage de permettre au patient de faire le point sur ce à travers quoi il est passé tout au long de son existence, de mettre en évidence les étapes charnières qui ont compté dans sa vie. Parmi ces évènements, on peut citer le moment où l'on quitte ses parents pour entrer dans sa vie d'adulte, un mariage, un déménagement, un divorce ou encore un deuil difficile. Nous n'imaginons pas toutes les étapes qui ont forgé ce que nous sommes avant de les avoir listées sur papier. La ligne du temps est une belle synthèse qui facilite beaucoup les prises de conscience de ce que nous sommes et des liens visibles et invisibles qui nous lient à nos ancêtres quand nous comparons nos dates avec la vie de ceux qui nous ont précédés. Outil à ne pas négliger donc quand on a entamé un travail de connaissance de soi...
08:59
Écrit par Virginie Stevens
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